Marchant inlassablement sur ce chemin aride et sinueux de la pensée,
Jusqu’aux sources de la perception, dans le seul but de découvrir la vérité
Chaque jour je m’éreinte à trouver la conformité entre ce que je dis
Et ce qui est, être en accord entre mon jugement et la réalité établie

Certains se sont enorgueillis de détenir la vérité, sous leurs horribles bedaines
N’étaient-ils pas dédaigneux de toiser la face du monde comme une rengaine
Jetée en pâture devant les oreilles chastes ou courtoises de leurs auditoires
Ignominie de mentir sincèrement pour réconforter les parois de leurs mémoires

Mes pas se font plus courts dans cette marche qui s’élève vers l’authenticité,
Supposer que la science n’est pas une connaissance exacte de la pure réalité,
Confronté à cet exercice magnifique entre le doute et la recherche du savoir
Mon souffle se fait saccadé et rejette mes préjugés à cet emblématique devoir

Le soleil à son zénith attise la soif de ma raison, j’entrevois au loin le vrai visage
Celui de la vérité identique et universelle dans l’espace, pas le temps d’un mirage
Effleurant le discernement malgré les diversités d’opinions, je venais de découvrir
A la sueur de mes recherches que la vérité aussi belle soit-elle faisait souffrir

Dans cette épreuve du raisonnement, mon esprit jongle en toute liberté
Vers une rectitude intérieure repoussant faux ce qui n’est pas réalité
Là bas au bout de cette sente, la perception de cette vérité éclairera encore
Mon âme pour oser écrire que la sincérité est d’argent mais la vérité d’or