Au détour d’une ruelle dans le vieux Bayonne,
J’ai rencontré Gérard un sacré bonhomme,
Au pied de la cathédrale, il travaille inlassablement,
Dans son magasin il burine imperturbablement.

Il burine les valeurs humaines sur un bâton,
Le Makila qu’il façonne avec attention,
Canne élégante, où bâton de montagnard.
Il représente l’âme du basque et non du grognard.

Magnifique objet de décoration où arme du compagnon,
Il s’accroche partout derrière une porte ou dans un salon
Le Makila est un bâton en néflier véhiculant les valeurs,
On ne le vole pas on le l’achète pas, cela porte malheur.

Dans ce magasin j’ai retrouvé les vraies vertus du pays basque,
Indéracinables, qui ne s’éparpilleront jamais par une bourrasque,
Celle d’une merveilleuse région où l’hospitalité n’est pas un vain mot,
Dans ces verdoyants vallons, j’y ai laissé souvent mes maux.

Partagé par mes racines catalanes, je m’envole souvent dans tes fermes
Aux volets rouge et vert, la couleur de ton drapeau ne sera jamais terne,
Séduit je suis, et ne peux m’empêcher de rêver que peut être un jour,
Je finirais ma vie là-bas chez vous au cœur de la vie et de l’amour.