Excusez moi de vous importuner, mais fallait que je vous dise,
N’avez-vous pas remarqué que la politesse s’était envolée,
Envolée depuis des années, pour laisser place à la stupidité,
Dire bonjour, au revoir, merci, être poli quoi, crée des surprises

Quel sentiment d’importuner le commun des mortels par des salutations,
De simples civilités, qui sur une autre planète seraient appréciées,
Tel ce sourire renvoyant un océan de bonheur à ce passant hébété,
Oui mais voilà nous ne sommes plus dans un monde de contemplation.

Le monde est fou, tout fout le camp, les simples valeurs humaines,
Tout est faux, transparent, fade et édulcoré comme parfois la sincérité
Renvoyant les prédicateurs de l’apostolat sur la chaire de la vanité,
Pour adouber les apôtres de la bêtise par une fierté certaine.

Impression bizarre d’avoir fait tant de chemin et de reculer inexorablement,
Quand certains fouillent dans les greniers pour sortir la vaisselle de grand-mère,
D’autres se gargarisent dans leurs costumes d’alpaga pour des besoins éphémères,
Laissant la vraie vie dans l’ornière de l’oubli, quel affreux bouleversement.

Alors que nous reste-t-il, l’autosatisfaction devant le miroir des souvenirs,
Ou subir fatalement les turpitudes de cette société en constante révolution,
Ringards la courtoisie et la politesse, vive le modernisme et son expansion
Excusez-moi de vous demander pardon mais fallait que je pousse quelques soupirs.