Souffle la vie !

Poèmes contre la Mucoviscidose|

Toi qui croque la vie à pleine dent, sans te soucier du lendemain,
Tu oublies sûrement que pour certains, tristes sont leurs destins.

La maladie, la souffrance ont brisé à jamais leur insouciance,
Laissant autour d’eux, des pleurs remplis d’impuissance.

Toi terrible maladie qu’est la mucoviscidose, tu peux frapper n’importe où,
Lâche et sournoise, sans crier gare, on te rencontre partout.

Nous ne voulons plus accepter la fatalité, celle d’un ami, que tu peux faucher,
Ensemble sur ce champ de bataille de la thérapie, nous avons décidé de gagner.

Nous avons besoin de toi et de ta générosité, pour que souffle la vie,
Certes tu vas dire que tu es souvent sollicité et que tu as d’autres soucis.

N’est-il pas beau de donner, de partager, pour que revive l’espoir,
Allez debout mon frère, dans ce combat, tournons le dos au désespoir.

Plus que jamais, humbles et solidaires, cette maladie nous la vaincrons,
Rien n’arrêtera notre marche en avant, nous serons tous à l’unisson.

Où que tu sois, qui que tu sois, tu attends la guérison avec impatience,
Crois-moi, tu peux avancer dans la vie avec beaucoup d’espérance.

Nous attendons tous ce jour, où dans tes yeux brillera cette lueur,
Qui changera ton existence et nous comblera de bonheur.

Alors la maladie, le temps, l’orage et la pluie,
N’auront plus d’emprise sur toi, mon ami.

Professeur

Poèmes contre la Mucoviscidose|

Je ne vous connais pas, et vous êtes une référence,
Un homme de devoir, de conviction, travailleur inlassable,
Un humaniste offrant sa vie pour les autres, une vraie croyance,
Vos convictions sur cette maladie sont intarissables.

Vous avez fait de la mucoviscidose, votre combat le plus ardu,
Sant mot dire, nous aussi nous sommes engagés dans cette bataille,
Suspendus également aux résultats de vos recherches éperdues
Nous renversons encore nos simples aprioris vaille que vaille.

Monsieur le Professeur, dans cette vie parfois inique,
Vous nous apportez par votre charisme et vos certitudes
Cette note d’espoir qui bouscule notre rêve platonique,
Le malheur de cette terrible maladie, ne sera plus une habitude.

Monsieur le Professeur, chaque jour vous rejetez notre désespoir
Pour afficher sereinement vos progrès dans cette pathologie,
Pour nous transporter ensemble sur le panthéon de l’espoir,
Sur les marches sacrées de la guérison, ce moment d’anthologie.

Monsieur le Professeur, nous vous devons un immense respect,
Le moment viendra, où cette maladie ne sera plus injuste,
Où les affres de l’existence seront balayées à jamais,
Pour voir rejaillir en nous les rires et les joies quoi de plus juste.

Merci Professeur !

Merci professeur

Poèmes contre la Mucoviscidose|

Lorsque je suis entré dans cette classe en début d’année,
Avec arrogance, je vous ai critiqué je n’ai eu aucune pitié,
Auprès de mes camarades tout y passait votre physique
Comme votre façon de parler de faire les cours, j’étais cynique.

En fait je l’avoue c’est une habitude spontanée, chez nous les adolescents
De blâmer avant de comprendre, d’ouvrir les yeux dans notre entêtement,
J’ai mis des mois et des mois avant de vous connaître, à force de vous écouter
Sobre, juste et toujours affable, vous avez réussi à nous faire travailler.

Maintenant que j’ai quitté cette classe, je m’aperçois de l’éclaboussante vérité,
Vous étiez un grand professeur, vous avez su endurer tous nos quolibets
Maniant l’autorité et le flegme, vous nous avez donné le meilleur de vous-même,
Votre sagesse a tempéré nos ardeurs, vous avez fait preuve d’une patience extrême.

J’ai souvent pesté contre vous, sur ces contrôles surprise le lundi matin,
Où ces notes que j’estimais injustifiées, qui n’ont certes pas changé mon destin,
Le temps a passé, je découvre un peu trop tard que vous aviez de grandes qualités
Celle d’un modeste professeur qui a réussi là où d’autres ne se seraient pas sacrifiés.

Nos routes se sont séparées, maintenant que j’avance doucement dans la vie
Seul, je repense à ce sourire que vous aviez pour estomper tous nos soucis
Vous aviez toujours une parole juste et sincère pour nous rassurer sur notre avenir
Voilà que les regrets se forment, il ne me reste plus de vous qu’un merveilleux souvenir.

Mais je voulais vous dire…

Poèmes contre la Mucoviscidose|

Je m’appelle Liloo, j’habite dans le Gard et je vais bientôt avoir un an
Certes je ne parle pas encore, mais je voulais vous dire beaucoup de chose
Nul besoin d’être adulte pour comprendre que je suis atteinte de la mucoviscidose
Ce ballet incessant de blouses blanches autour de moi, pourrait être inquiétant

Mais je voulais vous dire, que j’ai décidé de me battre contre vents et marées
Quelques jours après ma naissance, j’ai saisi le vrai sens de ma destinée
Alors épargnez moi votre tristesse, votre compassion, montrez moi les joies de la vie
Gouttons en ensemble tous ces moments, où les rires effaceront tous nos soucis

Je voulais vous dire mon bonheur, de me blottir dans les bras de ma maman Gladys,
Ses yeux d’authentiques pépites d’amour, caressant ma peau comme des fleurs de lys
Sa voix si douce me berce souvent, j’aimerais lui dire que c’est la plus belle des mamans
Chaque jour je veux croquer avec elle les plus beaux moments, d’un amour flamboyant

Je voulais vous dire aussi ma fierté d’avoir le plus beau et le plus fort des papas
J’ai hâte d’être plus grande pour partager avec lui cette complicité sans aucun embarras
Et plus tard quand on me dira, Jonathan ton père c’est un homme sensationnel
J’aurais eu raison de croire éperdument à la vie et bousculer les aprioris irrationnels

Je voulais vous dire aussi combien est précieuse Romy, ma grande sœur,
Il me tarde de pouvoir jouer avec elle et rejeter à jamais toutes mes douleurs,
Alors si je ne parle pas encore, sachez que j’attends beaucoup de vous et de la vie
A mes côtés je vous veux heureux et vous battre comme moi contre cette maladie

Liloo

…à la demande de Priscilla

Cœurs Sang et Or

Poèmes contre la Mucoviscidose|

Voilà quelques années en arrière, meurtri par la peine et la peur,
J’ai franchi les portes du stade Aimé Giral, à la recherche d’un soutien,
J’avais au plus profond de moi-même, ce désir incalculable et dévastateur,
De vaincre coute que coute la Mucoviscidose qui était devenu mon quotidien.

Surpris j’ai été par cet élan instantané de générosité, du Président aux joueurs,
Des dirigeants aux éducateurs, tout le monde s’est uni dans cette mêlée,
Cette mêlée de la vie pour combattre la maladie frappant ici ou ailleurs,
Et puis Bernard ! comment ne pas t’admirer tu es l’exemple, en toute sincérité.

Il n’est pas un catalan qui ne se reconnaisse dans les couleurs et les valeurs,
De ce grand club qu’est l’USAP, vous faites l’admiration d’un peuple uni,
Plus encore, vous vous êtes investis dans le combat de cette maladie avec honneur,
Hommes de cœur sur le terrain, autant pour transformer l’essai sur cette pathologie.

Dans ces tristes couloirs de la souffrance, ces hommes vêtus de blouses blanches,
Ont la même envie que vous, lorsque vous êtes dans ce tunnel menant à la victoire,
L’engagement de l’USAP à mes côtés, me fait savourer cette magnifique revanche,
Votre investissement dans la lutte contre la mucoviscidose n’est pas dérisoire.

Alors parfois quand je suis seul dans ce match de ma vie, sans arrêt de jeu,
Ni mi-temps, sans éponge magique, châtié par les tourments de mon existence,
Je vous sais toujours à mes côtés dans cette mêlée spontanée, ou ce maul vertueux,
Pour relever ensemble les plus grands défis de la guérison et de l’espérance.

Bernard mon ami

Poèmes contre la Mucoviscidose|

Ma vie est un grand livre dont je feuillète chaque jour les pages,
Certaines sont tristes, d’autres porteuses d’un grand message ;
Au détour d’un paragraphe, alors que mes pensées étaient ailleurs
J’ai découvert un grand personnage, celui qui rend les jours meilleurs.

C’est l’histoire d’un modeste mais grand joueur de rugby du Roussillon,
Il était paraît-il le capitaine de l’USAP, l’équipe de toute une région,
Adulé par tout un peuple, pour ses valeurs humaines hautement reconnues,
Réservé et courageux, faisant de lui un ambassadeur aux grandes vertus.

Non je ne rêve pas, Bernard, tu es entrain d’écrire le plus beau des passages
Une histoire de cœur, comme toi seul sait le faire, est-ce un fabuleux présage ?
Sur tous les terrains, tu as démontré un état d’esprit empreint de solidarité,
Maintenant que tu as rangé ton sac et tes crampons, tu continues à mes côtés.

Tu continues à nos côtés pour gagner un autre match, celui de la mucoviscidose,
Ton engagement, ta présence, c’est énorme, pour toi peut être peu de chose ;
Sachant que rien ne t’arrêteras aussi sur le terrain de cette horrible maladie,
Rageur comme à ton habitude, bousculant s’il en est l’impuissance et nos soucis.

Alors viendra le temps où heureux je pourrais refermer le livre de ma vie,
Certain d’avoir réussi mon match, fier d’avoir vaincu avec toi la maladie,
J’aurais pu ainsi écrire avec toi mon ami, le premier tome, celui de l’espérance,
Le second volume, nous l’écrirons ensemble avec Romain, en toute insouciance.