L’écriture, ma confidente.

Poèmes|

Ma bien aimée, il n’est pas un jour sans que je me confie à toi inlassablement,
Belle inconnue, telle une amante adorée dépassant toujours l’entendement,
Sensuellement je caresse les rondeurs de tes mots de tes expressions,
Enivré par ton charme invisible, tu guides mes envies avec excitation.

J’avais enfoui au plus profond de moi-même, tout le regard de ma vie,
Mes joies mes peines mes souffrances, tu as fait rejaillir aussi mes soucis,
Maintenant que tu es là, j’exorcise ce besoin indéfinissable de parler,
De dire ouvertement le fond de ma pensée au risque parfois de troubler.

Quand d’autres s’écoutent parler, écervelés comme ces vieux porcs d’une ferme,
Grisés par leurs paroles infécondes et abjectes dans de pompeux termes,
Isolé dans le refuge de mes pensées, je griffonne en silence mes états d’âme,
Et rejette implacablement le comportement vil de certains esprits infâmes.

En compagnie du silence mon ami, je recherche en vain le chemin de la vérité,
Feuille par feuille, je noircis les pages de ma vie, au point d’en être grisé,
Avide assoiffé par ce bonheur sublime de jouer avec les mots de ma vie,
Pour relater s’il en est les maux de mon existence que je rejette dans l’oubli.

Au crépuscule de ma destinée, j’ai trouvé enfin ma confidente, ma maîtresse,
Celle qui m’accompagnera, me guidera vers la lumière et écartera la tristesse,
Avec toi aussi mon ami le silence, je veux rester dans l’ombre de l’humilité,
Tenter de faire quelques pas sur les traces de la sagesse en toute sincérité.

Le violon de l’oubli

Poèmes|

Dans mes plaines désertiques, le vent froid s’époumone à perdre haleine
Comme sur l’éphéméride usagée de ma vie qu’il effeuille avec peine
Errant sur ce chemin rocailleux, j’ai jeté mon modeste et précieux parchemin
Sous l’herbe flétrie, mes pensées gémissent au son entrecoupé d’un clavecin

L’ombre du silence accompagne mon regard et bâillonne mes rancœurs
Les dernières lueurs pales du jour apaisent mon âme aux multiples aigreurs
Telle la main du peintre esquissant sur cette toile le contour de mes ténèbres
Balayant d’un revers de fusain un léger soupir, inutile parole aux bordures funèbres

Mes lèvres tremblent, mes paupières s’alourdissent, je jette un dernier regard
Sur les clichés de mon existence, je ne me retourne plus, il est déjà trop tard
Pudique la lune blafarde détourne ses yeux, tandis qu’une étoile illumine ma solitude
Là-bas sur ma planète, je me vois rêver de tout et de rien peut être de quiétude

Ereinté et solitaire sur cette sente devenue trop étroite, mes pas s’enfoncent dans l’oubli
Les images froissées du passé ressurgissent tel un kaléidoscope déroulant sa parodie
Sensation étrange au goût de fiel, la pellicule se déchire, je l’abandonne sans regret
Dans les lacs mélancoliques de mon destin, les astres de la nuit m’ont une dernière fois éclairé

Au fin fond de la vallée, la complainte d’un violon surgit du néant et arrache mes chaînes
Sa mélodie plaintive dessine sur mon visage les rides du déclin, fatalité inhumaine
Mes yeux se ferment et refusent ce monde où tout est faux où tout est fou, triste mélodrame
Au bout de la nuit mon esprit s’envole à jamais, sans regret, sans remord, sans état d’âme.

La pudeur d’une larme

Poèmes|

Sublime et fragile tu as surgi devant moi, véritable perle aux mille reflets,
Mes yeux émerveillés par autant de beauté, t’ont accompagnée discrètement
Pure, sincère et remplie d’émotion, tu as fui cette vie presque honteusement
Tu aurais pourtant aimé qu’on ne t’aperçoive pas pour rester dans ce jardin secret

Mais pourquoi poète me regardes-tu ainsi, moi qui n’aurais jamais voulu naître ?
Bousculée par tant d’émoi je suis née dans le cœur de mon maître, à jamais soumise
Ma courte vie peut parfois être belle, parfois atroce et cruelle, et là muette j’agonise
S’il te plaît détourne ton regard, que je vive quelques secondes et à jamais disparaître

Dis-moi petite larme pourquoi certains crient au déshonneur quand frêle tu jaillis ?
Certes ils auraient aimé te cacher par pudeur, pour taire leur légitime souffrance
Certes dans des moments de liesse ils n’auront pas la même attitude, une délivrance
Dis-moi petite larme pourquoi es-tu aussi pudique et réservée, est-ce une philosophie ?

Ne pose plus de question poète, dans toute destinée il y a des bons et mauvais moments
J’ai la chance de pouvoir exister, de pouvoir vivre et révéler certaines émotions
Alors que d’autres existent aussi mais resteront fades sans exprimer aucune vibration
Laisse parler ton cœur comme je le vis, tes joies, tes peines, tes espoirs, modestement

Petite larme de beauté, telle une goutte de rosée sur les pétales d’une rose tu es partie
Le vide s’est installé autour de moi, mais tes paroles sont restées ancrées dans ma mémoire
Dans ton dénuement le plus total, tu as été éblouissante de vérité tel un vieux grimoire
Désormais discret je détournerai mes yeux, pour ne plus apercevoir, cette perle anoblie.

Mais qui suis-je vraiment ?

Poèmes|

Chaque jour je tente d’avancer encore plus loin pour trouver ma propre vérité,
Mais souvent une question lancinante rejaillit sans cesse dans mes pensées
Qui suis-je, éternel problème de mon raisonnement, suis-je l’acteur de ma vie
Ou lui a-t-on donné un sens, sans que j’aie eu un seul mot à dire, tel un banni

Suis-je un bagage de savoir que l’éducation a façonné, un concentré de croyances
Suis-je un individu imprégné d’habitudes de culture ou d’un ensemble d’influences
Certainement un philanthrope aux certitudes chimériques d’un monde séduisant
Un être humain sorti de nulle part qui finira malgré ses convictions dans le néant

Quel regard dois-je porter sur les contours de ce monde visible ou l’invisible me fascine
Quand certains cupides se gargarisent de la matérialité, telle une mégère assassine
Je me nourris de l’imperceptible qui régente ma vie, impuissant devant le temps bridé
Le temps qui s’écoule apportant telle la marée le flux et le reflux de mes folles idées

A trop vouloir embrasser cette vertu qu’est la tolérance, j’ai admis beaucoup de choses
L’humain peut-il pardonner devant l’arbitraire et l’intolérable, quand tout s’oppose
Reclus dans mon cachot de patience, entravé par les chaînes de la bêtise, j’ai attendu
Dans ce monde où l’utopie se croque comme un rêve illusoire au goût d’un fruit défendu

Sur cette route interminable de la réflexion et de la circonspection, je mesure mes pas
Sans me désunir, tel un pèlerin mon regard scrute l’horizon, écartant tous les ingrats
Me débarrassant des nuisibles, des perfides et des hypocrites, je n’ai pas besoin d’eux
Alors je dégusterai chaque page de ma vie, où le partage aura un goût plus que savoureux.

Petit ange

Poèmes|

etit ange longtemps j’ai rêvé de toi, longtemps je t’ai attendu
Les années ont passé, sans pour autant éteindre cette flamme
Enfouie au plus profond de moi et qui sans cesse te réclame
Petit ange, tu as brisé les chaines d’une impatience éperdue

Voilà petit bambin tu as décidé de m’offrir le plus beau des Noëls
Fier comme un gamin, je compte les jours qui me rapprochent de toi
Savourer pleinement d’être papy, met mon cœur dans un grand émoi
Découvrir ta petite frimousse tes petites mains, instants presque irréels

Petit trésor au bout du monde je t’emmènerai, j’ai tant d’amour à te donner
Ivre de bonheur, j’effeuille avec avidité l’éphéméride de mes attentes
Sur le sapin de ma vie, tu vas briller comme cette étoile scintillante
Les guirlandes chatoyantes de ton sourire vont éclairer l’horizon de ma destinée

J’ai hâte de te prendre par la main et courir avec toi en toute insouciance
J’ai hâte que tu me fasses découvrir les beautés enfouies de ce monde déboussolé
J’ai hâte d’entendre ta petite voix me dire des mots insensés d’amour et de vérité
J’ai hâte de te construire les plus beaux châteaux du royaume de ta providence

Demain heureux, je pourrais écrire les plus belles pages de mon parchemin
Allez viens vite petit poupon, ton grand père t’attends depuis très longtemps
Allez viens vite petit ange, sans le savoir tu vas illuminer ma vie assurément
Alors aujourd’hui tel un enfant, je crois au Père Noël, sans soucis du lendemain

Voyage au Maroc

Poèmes|

Voyage tant désiré, au bout de la lassitude,
Traversant les mers dans d’autres latitudes ;
Atterrissant dans ce pays où le soleil est roi,
Où la beauté des paysages met mon cœur en émoi.

De Tanger à Marrakech côtoyant l’Atlas jusqu’aux plages d’Essaouira,
Dans tes souks je m’émerveille, d’Ouarzazate à Casablanca ;
Encore plus ébahi devant les médinas de Tetouan ou Meknès ;
Comment ne pas parler du Ksar d’Ait-Benhaddou ou des trésors de Fès.

Cuisine des délices aux goûts incroyables et épicés,
Succulente tajine agrémenté de Keftas parfois relevées ;
Gouteux couscous, mes papilles sont attisées ;
Pourquoi ne pas aimer ta pastilla, gâteau feuilleté au poisson ou au poulet.

Pompeux serait de continuer, devant toutes ces merveilles,
Oh toi superbe Maroc, les jours passent et ne sont jamais pareil ;
Je suis en admiration dans ce jardin des Marjorelles aux multiples couleurs,
Enivré par ces essences aux milles senteurs.

Retourne-toi étranger, regarde l’esprit marocain,
Tu comprendras alors qu’il est chaleureux et humain ;
Riche de ses valeurs et de ses traditions,
Pays de rêve, tu toucheras nos émotions.

Vous êtes si loin…

Poèmes|

Vous êtes si loin et si prés à la fois, il ne se passe pas un jour,
Sans que je ne pense à vous, si fort il est pour vous mon amour ;
Malgré mes occupations quotidiennes mon esprit est ailleurs,
Sur cette île dans l’océan indien où vous avez trouvé le bonheur.

Tu sais Jean Philippe, une maman ne peut jamais oublier son enfant,
Tant de joies tu m’as donné, j’attends ce coup de fil impatiemment ;
Chaque semaine tu es là, me rassurant sur ta petite famille que tu adores,
Continue de choyer Sandra et les garçons, encore et encore.

Tu sais Sandra, tu es ma belle fille, mais sache que je t’adore aussi,
Toujours autant amoureuse de ton mari, continue de croire en la vie ;
Aujourd’hui je puis te l’écrire, difficile de le dire, je suis fière de toi,
De m’avoir donné de si beaux petits enfants, qui mettent mon cœur en émoi.

Tu sais Hugo, tu es le plus grand des garçons, tu as déjà de grandes qualités,
A l’école paraît-il tu es un bon élève, tu réussiras dans la vie j’en suis persuadée ;
De beaux dessins tu fais, d’après ce que j’ai appris «  Titeuf  » est ton idole,
Peut être un jour seras-tu un grand dessinateur aux fresques vraiment drôles.

Tu sais Arthur, ce que je vais te dire tu ne pourras certainement pas le lire,
Grand timide tu donnes l’air, papa et maman ne pourront pas me contredire ;
Savoure la chance que tu as d’avoir un grand frère et un petit frère,
Avec un papa et une maman comme tu as, tu réussiras dans la vie je l’espère.

Tu sais Matthieu, tu ne peux pas savoir le bonheur que j’ai de t’avoir,
Tu représentes aussi l’enfant de l’amour du bonheur et de l’espoir ;
L’espoir de vous voir grandir dans cette vie, tous unis comme vous êtes,
Cette photo de famille que je regarde sans cesse, me met le cœur en fête.

Voilà pourquoi j’ai décidé de vous écrire en quelques phrases ce que je ressens,
Des mots simples, sincères et forts, en serait-il autrement ;
L’occasion met offerte de vous souhaiter un joyeux Noël encore loin de moi ;
Vous me manquez terriblement, je vous aime énormément, croyez moi.

Villerach

Poèmes|

Charmant petit village adossé au pied du Canigou, notre majestueuse montagne,
Je ne peux oublier que j’ai grandi dans tes bras, telle une véritable compagne ;
Mes souvenirs se perdent dans ce petit paradis, d’une jeunesse partie en fumée,
Telle une bûche jetée pour son dernier voyage, dans cette modeste cheminée.

Insouciants dans nos têtes, dans tes rues nous courions comme des fous,
De la place à la fontaine, du casteil à l’aire, pour faire les quatre cents coups ;
Que de forts moments gravés à jamais, nous étions une petite bande de copains
Heureux et plein d’innocence, à notre époque, nous nous satisfaisions d’un rien.

Difficile de ne pas faire un clin d’œil à ses « vieux » que parfois nous chahutions,
Tout aussi bien assis dans la rue à la « fraîche », nous les écoutions avec passion ;
Fouillant encore ma mémoire, nous attendions inexorablement le quatorze juillet
Merveilleux clichés de mon passé, l’image se fige, tout était sincérité et vérité.

Mes racines parlent, rien ne pourra effacer cette ivresse, ce bonheur,
D’avoir grandi dans tes bras, petit village au cœur d’or et aux milles senteurs ;
Joyaux que tu es, dans ce magnifique écrin de verdure d’un paysage bucolique,
Au crépuscule de ma vie, je te reconnais comme un vrai jardin féérique.

Les années ont passé, le monde s’est accéléré, nous nous sommes perdus de vue,
Certains nous ont quittés, d’autres pour finir leurs jours, ici sont revenus ;
La pendule du temps ne s’est pas arrêtée, tel un funeste métronome bruyant,
L’aiguille de ma vie, ne me fera jamais oublier, mes souvenirs d’adolescent.

Une richesse de pauvreté

Poèmes|

Réchauffé par ce timide rayon de soleil sur la terrasse d’un café,
Je scrute l’invisible des passants, aux regards joyeux ou inquiets,
Frappé par ce paradoxe criard, la vérité saute à mes yeux
La foule est riche de pauvres, quotidien morbide ou délicieux.

Nul besoin de se voiler la face, la pauvreté s’est invitée,
Elle s’est invitée à la table de nos panses repues de félicité,
Dans cette soirée où les strass rejettent les guenilles
Comme les plus belles robes n’auront que faire de pacotilles.

Tourmenté par cette machine infernale de la vie ou de la survie
Où le modeste bourgeois banalise son confort et ses soucis,
Où ce mécréant nourrira mieux ses angoisses que ces enfants
Refusant les simples prières d’un avenir plus rassurant.

Mes pensées s’envolent vers cette dissonante détresse banalisée
Dans une société ou les monarques côtoient les gueux désemparés,
Faisant fi de leur bonheur repoussant avec dédain la réalité.
Réalité de notre existence, où la charité est devenue actualité.

Relève toi mon frère, n’ai point honte de ton horrible destin,
Ensemble nous partagerons tout, même ce modeste morceau de pain,
Ton cœur brille plus que toutes ces étoiles dans la nuit de mes rêves,
Tes simples vertus sont plus belles que l’opulence refoulée sur la grève.

Une petite fille heureuse

Poèmes|

Parfois comme maintenant j’aimerais que le temps s’arrête
Voilà je suis heureuse, et tous les jours de ma vie c’est la fête
Alors pour moi le bonheur c’est comme un soleil qui brille
Et mon plaisir est si simple, s’est d’être avec toute ma famille

Tout d’abord je voudrais vous parler de ma maman, Anne Marie
Elle est gentille généreuse, je peux vous dire que c’est la plus jolie
A ses côtés, c’est toujours des instants précieux et merveilleux
Tu brilles dans mon cœur, telle une étoile aux contours lumineux

Benoît, mon papa c’est le plus grand et le plus fort et j’en suis fière
Je veux lui dire que je lui voue une admiration toute particulière
J’ai hâte de grandir à ses côtés, pour savourer encore cette complicité
C’est le meilleur des papas je peux vous l’affirmer en toute sincérité

Comment ne pas parler aussi de mes frères Loïc, Mathieu Jérémie,
Même s’ils sont plus grands, je les adore, on forme une belle fratrie
J’en profite d’être la plus petite et je voudrais grandir à côtés d’eux
Je ne donnerais pas ma place pour tout l’or du monde, c’est prodigieux

Aujourd’hui maman et papa se marient et je veux leur dire
Que je suis la plus heureuse des petites filles, et à vous tous je vous admire
Vous êtes mes soleils, vous êtes mes étoiles, c’est un bonheur suprême
Vivre au milieu de cette magnifique famille, c’est magique, je vous aime.

Estelle