Une faim sans fin

Poèmes|

Déambulant dans cette ville, mon regard croise la détresse,
Pas une rue, pas un espace public qui ne dévoile la tristesse,
Beaucoup de jeunes esseulés, la mine blafarde tendent la main
Des écrits affichant une fatalité et un avenir sans lendemain.

Le monde indifférent se joue insensiblement de ce grand malheur,
Alors que la jet set et les aristocrates festoient avec bonheur,
Croulant sous les innombrables banquets, petits fours et champagne,
D’autres en guenilles crèvent de faim en ville ou dans les campagnes.

Paradoxe à notre époque, où la famine existe sur tous les continents
Soixante quinze millions de personnes, qui chaque jour impatiemment
Attendent l’aide alimentaire internationale que ce soit à Mahalla
Où ils ont tous faim, de Manille, Port Au Prince, Rangoon, ou Kibéra.

Comment des milliers de nourrissons sur cette planète peuvent-ils espérer
Survivre à cette malnutrition, grandir sans presque ne boire ni manger
Des émeutes des bagarres des tueries, pour tenter d’avaler un peu de riz
Eux les politiciens de la planète aux panses repues, n’ont pas autant de soucis.

Drôle d’existence que ces salariés obligés de faire chaque jour les poubelles
Pour se nourrir et avoir comme toit la rue, la vie pour eux aussi, n’est pas belle,
Nous n’avons plus le droit ni d’avoir faim ni d’avoir soif, tu avais vraiment raison,
Comment peut-on changer le monde uniquement avec le refrain de cette chanson

Un verre, deux verres….

Poèmes|

Ah qu’il est bon de déguster cet apéritif,
Avant d’attaquer ce repas des plus festif.

Un verre, deux verres, au diable la raison,
Demain nous aurons plus de modération.

Oh fabuleux repas, oh superbe soirée,
Rires chants empreints de gaieté.

Avons-nous la sagesse de nous arrêter,
Avant que l’irréparable puisse arriver.

Difficile de se modérer,
Pour vraiment s’amuser.

Alors les dieux de la vie,
Te font un petit clin d’œil aussi.

Avant qu’il ne soit trop tard maîtrisons nos passions,
Pour que nous puissions croquer la vie sans modération.

Tu te croyais…

Poèmes|

Je t’ai souvent écouté, modestement je n’ai jamais rien dit,
Tu te gaussais de ton orgueil, tu t’écoutais parler,
Habilement j’ai tenté de t’apporter un peu de vérité dans cette vie ;
Rien ni faisait, la fierté sans cesse tu cultivais. 

Mué par de sombres intérêts tu avançais chaque jour,
Dans les dédales de tes plaisirs, de tes envies, de tes besoins ;
Oubliant sur ce chemin les vertus de l’humilité aux multiples contours,
Bousculant ton intégrité s’il en est, pour assouvir ton dessein.

Tu croyais détenir les certitudes, assénant tes paroles flétries,
Sans la moindre once d’humanité, imposant ton autorité ;
T’enfonçant dans les méandres de la bêtise jamais inassouvie,
Construisant autour de toi des temples de lâcheté.

Sur cette sente de la vie, je t’ai tourné le dos, déçu que j’étais,
Pour regarder briller au loin dans les confins de l’infini ;
Les vertus les plus pures de la sincérité et de l’honnêteté,
Sans rancœur jetant aux oubliettes, ta moralité cent fois banni.

Alors grand garçon que tu es, continue sur cette voie,
Entretien s’il en est ta cupidité sur les biens de ce monde,
Ne me compte plus ton ami, je resterais modestement moi,
Fier de ne plus côtoyer tes frasques infécondes.

Tu ne ris plus….

Poèmes|

Pourquoi mon ami, tu ne ris plus ?
Eolienne d’une vie, tout me semble superflu ;
Le quotidien s’accélère emportant avec nous nos émotions,
Plus le temps de savourer quoi que ce soit ni même la dérision.

Dans le stress nous vivons, oh monde misérable,
Déprime, tu nous guette dans tes souhaits inavouables ;
Société tu avances inexorablement autour de tes facéties,
Comment échapper à ta roue infernale, sans éprouver le moindre souci.

Retourne-toi, jette un œil sur le passé,
Tu constateras que tu riais plus souvent à gorge déployées ;
Réagit mon ami, laissons la place à l’humour et la dérision,
Trop souvent sérieux, savourons cette explosion.

Turpitude de notre existence, pouvons nous arrêter le temps,
Croquer l’instant présent et saluer le printemps ;
T’es-tu interrogé de ce qu’est un bonheur éphémère ?
Ne le laisse pas passer ce n’est pas une simple chimère.

Bousculons nos habitudes dans ce monde où tout fou le camp,
Faisons renaître de nos cendres, ces merveilleux moments ;
Où se mêlent le rire la joie, le bonheur et la liesse,
Nous emportant frénétiquement dans un tourbillon d’ivresse.

Tourbillon de la vie

Poèmes|

Perdu dans mes pensées, le regard au loin, je fais le bilan de ma vie,
Avant-hier j’avais quinze ans et je ne me faisais aucun soucis ;
J’habitais Villerach, un charmant petit village adossé au pied du Canigou,
Nous étions jeunes la tête pleine de rêves et nous courions comme des fous.

Nous nous satisfaisions d’un rien, d’une canne à pêche, d’un simple hameçon,
Taquiner toute une après midi durant, dans cette petite rivière, le gardon ;
Jeune que j’étais, la télévision venait de sortir et faisait sa révolution,
Le soir venu, assis parterre dans la rue, nous écoutions les vieux avec passion.

Oui mais voilà, le temps passe inexorablement, avec son lot d’inventions,
Ordinateur, portable, écran plat, baladeur, sans oublier la Playstation ;
Avons-nous le plaisir d’apprécier, ou sommes nous vite blasés,
J’aurais aimé arrêter la pendule de ma vie, pour vraiment déguster.

Miroir je te regarde, tu reflètes déjà mes cheveux gris,
Le monde va trop vite, je regrette le temps où j’étais petit ;
Les vraies valeurs ont disparu, laissant la terre brûlée de méchanceté,
D’hypocrisie, de jalousie, dans cet univers où tout n’est qu’arrière pensée.

Demain garçon, que feras-tu, sur la lune tu iras en cliquant sur internet,
Croque l’instant présent avec de simples plaisirs, que tu peux trouver désuets
Quant à moi, je vais enfouir dans ma mémoire les trésors de mon existence,
Et jeter à une encablure du rivage, la haine la rancœur et l’intolérance.

Toi mon rayon de soleil

Poèmes|

Toi mon rayon de soleil,
Voilà dix ans, que tu as mis mon cœur en éveil ;
Tel un arc en ciel, les jours de pluie,
Avec ta palette de couleur tu as irisé ma vie.

Tel ce vent soufflant sur les terres brûlées,
Tu as balayé mes douleurs du passé ;
Tel le grondement de l’orage,
Tu m’as toujours défendu avec rage.

Telle la neige avec son manteau blanc,
Tu as toujours eu un cœur pur et étincelant ;
Il ne s’est pas passé un jour,
Sans que tu sois pour moi, amour.

La vie à tes cotés est d’une rare beauté,
Petit joyau dans un écrin d’une exceptionnelle pureté ;
Soleil que tu es, tes rayons frénétiques sont étincelants,
Tu éclabousses mon existence de tes purs sentiments.

Dans le dédale de mon cœur,
Tu as agité en moi, le fil d’Ariane du bonheur.
Je ne croyais plus à l’amour,
Tu en dessines tous les jours ces contours.

Toi mon petit bébé

Poèmes|

Si longtemps attendu, si longtemps espéré,
Nous t’avons tellement voulu, tellement désiré.

Puis vint le jour de l’heureuse délivrance,
Tu es arrivé, bébé d’amour et d’espérance.

Petit ange souriant aux gestes imprécis,
Petit poupon à la peau quelque peu flétrie.

La vie venait de prendre d’un seul coup un air de fête,
Pendant quelques instants nous en perdions la tête.

Petit poussin aux cheveux dorés,
Petit trésor aux pleurs désordonnés.

Toi mon petit bébé,
Toi mon petit cœur adoré.

Tu venais de sourire à la vie,
Emportant avec nous, tous nos soucis,

Puisses-tu consolider autour de toi,
La richesse de notre amour, qui te fera devenir roi.

Toi mon Héros

Poèmes|

Petit bonhomme, j’ai beau regarder autour de moi,
Haut comme deux pommes, le héros c’est bien toi ;
Tu me disais que pour toi c’était Superman ou Batman,
Voir même parfois le justicier Spiderman.

Tu as six ans, tu es plus téméraire que certains « grands »,
Prudent aussi dans la vie, sous l’œil vigilant de maman.
Presque aguerri de tes premières blessures,
Tu croques la vie sans commune mesure.

Vif comme l’éclair, avide de tout, avide de connaissance,
Ton sourire éclaire notre quotidien, de ton insouciance ;
Mon papa c’est le plus fort, me confiais-tu avec ton air malicieux,
Romain tu as raison, mais tu sais, toi aussi tu es très courageux.

Continue tous les jours de nous faire rêver,
Dans ton monde à toi empreint de sincérité et de vérité.
Avec ton sourire d’ange, tu ne te prends jamais au sérieux,
Tu nous donnes une bonne leçon à nous qui sommes plus vieux.

Romain j’ai beau chercher autour de moi,
Je t’assure personne n’est plus fort que toi ;
Renverse comme tu le fais souvent, les montagnes et la peur,
Petit bonhomme tu as vraiment du mérite, tu fais notre bonheur.

Mon Héros c’est bien toi !

Terrible blessure

Poèmes|

Au cours de ma vie,
Un beau jour tu as surgis.

Toi terrible blessure,
Tu étais là, telle une imposture.

Je n’avais rien fait, rien demandé,
Presque sournoisement, tu t’es imposée.

J’avais beau me démener,
Inlassablement, essayer de t’oublier.

Tel un phare dans la nuit, de temps à autre tu surgissais,
Pour me rappeler que le passé venait en quelques instant me rattraper.

Toi terrible blessure, tu frappes n’importe où,
Qu’il soit honnête, sincère, courageux ou doux.

Maintes fois, j’ai pesté contre Dieu et ses Saints,
De m’avoir touché dans mon destin.

Faut-il espérer qu’un jour,
Je puisse t’oublier pour toujours.

Silence mon ami…

Poèmes|

Seul face à l’invisible, j’écoute d’une oreille attentive le silence,
Tu es là, mon compagnon d’infortune, j’ai souvent regretté ton absence ;
Tant de fois j’ai haïe les tapages du destin, pour trouver refuge auprès de toi,
Maintenant le temps a passé, mes rides se forment, tu es devenu roi.

Les années défilent, tels les grains de ce chapelet posé sur la croix de ma vie,
Je bâillonne mon existence, pour me blottir dans tes bras, solitude mon amie,
Muré dans la prison de mes rêves, je tais mes passions et me satisfait d’inutile,
Simple vanité ou la raison est étouffée par ce besoin d’une quiétude toute futile.

Fustigeant mon confort, je trouve un abri auprès de toi mon confident,
Tel un ami, partageant mes joies, mes souffrances, tu te montres intransigeant ;
Muet que tu es, tu me donnes souvent la réponse à mes folles interrogations,
Dans tes secrets jamais avoués je cherche et découvre mes véritables illusions.

Silence je t’entends, dans ta complainte mélodieuse, tu m’apportes la sérénité,
Reclus que je suis dans ce monastère utopique de la sagesse et de la vérité ;
Méditant longuement sur les bruits de mes peurs et de mes angoisses avérées,
Plus que jamais, je me nourris de toi, tel ce mendiant esseulé et affamé.

Mes prières raisonnent dans cette cathédrale chimérique de mes pensées,
Exil glorifié tu carillonnes l’angélus de ma paix intérieure, mon âme est apaisée ;
Silence mon ami, parle moi, rassure moi, laisse moi t’avouer aussi ma fidélité,
Auprès de toi j’ai trouvé la réponse à mes tumultes, authentique asile vénéré.