Si tu savais…

Poèmes|

Si tu savais ce que j’ai entendu dire sur toi,
Surpris tu serais, dans le dos tu aurais froid ;
C’était ton meilleur ami, il t’a vertement critiqué,
Véritable plaidoyer, ce n’était pas beau, tout y est passé.

Si tu savais aussi, ta cousine déteste ta belle voiture,
Elle n’aime pas ta femme et son manteau en fourrure ;
Je l’ai entendu, elle avait contre toi des mots durs et acerbes,
Véritable tigresse, c’était affreux, pas plus les termes que les verbes.

Si tu savais aussi, ton voisin, il ne peut pas te voir,
De ta maison il dit que c’est un hideux dépotoir ;
Pas tendre non plus ce qu’il a dit sur ta façon de vivre,
Que tu avais les yeux plus gros que le ventre pour survivre.

Si tu savais aussi, j’ai rencontré ton patron, j’en suis tombé pantois,
Il ne t’aime pas non plus et trouve que tu as souvent le sourire narquois ;
Tu crois qu’il t’estime, ne te fais aucune illusion
Jeté en pâture comme tous les autres, sans exception.

Alors mon ami, de tout ça, n’ai pas l’air étonné et attristé,
Tout le monde, dans cette vie est copieusement arrosé ;
Ne te voile pas la face, mais cultive une peu avec bonheur,
Des principes simples tels que la vérité, la vertu et l’honneur.

Si l’USAP m’était contée……….

Poèmes|

Dans notre département qu’est le Roussillon,
Il n’est nul besoin d’écrire pour certains, notre passion.

Les Dieux d’ovalie se sont posés un jour,
Dans le berceau de l’USAP pour toujours.

Hommes de cœurs, affublés d’un blason sang et or, et d’illusions
Sur tous les terrains, vous avez transportés nos racines avec émotion.

Episodes douloureux d’une vie sportive aux rancoeurs parfois exacerbées,
Pour satisfaire certains, à de sombres intérêts.

Une équipe de soldats de valeureux guerriers,
Ont tenté match après match d’arracher ce fameux bouclier.

Le peuple catalan, attend ce jour, depuis longtemps
Où sur le stade de France, la victoire choisira notre camp.

Alors les douleurs du passé,
En un instant seront vite oubliées.

Nous attendons tous ce bouclier de Brennus,
Pour faire peut être un clin d’œil à Gilbert Brutus.

Pour trôner l’espace d’une année à Aimé Giral,
Alors là, joueurs émérites vous aurez atteint à n’en pas douter, le graal.

Si j’étais

Poèmes|

Si j’étais un oiseau,
Je serais un rouge-gorge

Je viendrais me poser dans ton jardin,
Pour venir te réveiller le matin.

De mon chant mélodieux,
Je te montrerais combien je suis amoureux.

Je m’approcherais furtivement pour te voir,
Tu écarterais le rideau pour m’apercevoir.

Timidement, je me laisserais apprivoiser,
Tu n’aurais de cesse de me regarder.

Je bannirais mon état sauvage,
Pour conquérir, cette fleur sauvage.

Dans ta main je me poserais,
Pour conquérir cette beauté.

Faisant fi de ma peur,
Je chanterais pour te combler de bonheur.

Je verrais tes yeux scintiller,
L’amour je te donnerais.

Sur les longs chemins sinueux de la vie,
Moi, ton petit oiseau, je serais toujours là, je te le dis.

Pour te donner joie et bonheur dans cette immensité,
Moi ton petit oiseau, je veux passer une vie à t’aimer.

Savoir écouter sans juger

Poèmes|

La vie tourbillonne autour de moi, certaines vérités flagrantes
Apparaissent au grand jour, aussi tristes qu’affligeantes,
Constatation évidente de nos jours d’écouter son interlocuteur,
Sans émettre spontanément un jugement d’un ridicule imposteur.

Dans ce concert démoniaque, tout est faux semblants et narcissisme
Faut-il être ou paraître, jouer inlassablement dans l’égocentrisme,
Devant le tribunal de tes yeux, auras-tu une attitude clémente
Sur un comportement ou des paroles d’une insolence désopilante.

Le jury de ta légère pensée a tranché, ta sentence restera sans appel,
Tu asséneras des qualificatifs aussi grotesques que muets devant l’éternel,
Pour assouvir une réflexion qui n’en est pas une, mais que tu t’imposes
Dans cette audience perpétuelle de la vie, serais –tu frappé d’hypnose.

Dans l’obscur prétoire de ton raisonnement, tu as plaidé tes arguments,
En ignorant totalement la justice de ton cœur, celle de l’entendement
Tu as souvent ignoré la simple réalité de la sagesse et de la vérité,
Pour juger alors que tu aurais pu comprendre un brin d’authenticité.

Comment dans cette existence en est-on arrivé à juger sans se connaître
Sans se connaître soi-même, formater son intelligence tel ce maître
Martelant de simples règles vers les premiers pas du discernement

Le rouge à lèvres.

Poèmes|

Majestueusement dans ton étui, tu trônes dans la salle de bains,
Attendant malicieusement le moment de parfaire avec cette main ;
Les contours de ses lèvres aux allures d’une fresque illuminée,
Pour que succombe par tes rondeurs, cet amant au cœur enivré.

Rouge, rose, brun, tant de couleurs sur les lèvres tu épouseras,
Il n’est pas une femme qui chaque matin, pieusement t’utiliseras,
Tel le pinceau de l’artiste dessinant des arabesques endiablées,
Pour qu’opère la magie d’une muse, sur mon regard s’est posée.

Simple artifice, dénotant la pudeur ou parfois même la vulgarité,
D’une femme simple ou compliquée, quand bien même d’une rare beauté ;
Léger, criard, anodin ou affreux, apportant véritable parure,
Femme vous êtes sublime, vous resterez de pourpre et de dorure.

Certains d’entre nous, vous détesteront de laisser traces sur les chemises,
D’un adultère caché dans les profondeurs de cette amante éprise,
Eprise d’un amour éphémère où l’idéal ne reste qu’un rêve platonique,
Sur cette planète bercée par l’illusion de grandeurs pharaoniques.

Tu finiras par un baiser torride sur ces lèvres humides, attisant les désirs,
Dans une valse passionnée de sens en éveil pour atteindre tous les plaisirs ;
Plaisirs de la chair, ravivés par la couleur de ta robe d’une foudroyante passion,
Modeste bâton de rouge à lèvres, tu emporteras toujours nos émotions.

Robina petite fille de la guerre

Poèmes|

Tes cheveux bouclés couleur ébène tombent sur tes épaules fragiles
Hélas dans tes yeux amande j’ai remarqué déjà une terrible souffrance
Petite fille d’un autre monde, dans un sordide hôpital tu cherches asile
Ta vie sera marquée par l’horreur, tu n’auras plus cette insouciance

L’insouciance d’une jeunesse qui dans un champ cherchait des fleurs
Tu t’es penchée croyant caresser un papillon, en fait c’était une roquette
Horrible arme de guerre, tu traineras à jamais un corps meurtri par la douleur
Robina, petite fille d’Afghanistan, ton sourire n’éclairera plus tes pommettes

J’ai vu dévaler sur tes joues les larmes du mal, toi qui n’as pas connu la paix
Dans ton quotidien infernal, obstinée tu ne cherches plus les plaisirs de la vie
Chaque jour ton corps mutilé souffre, tu te raccroches à la guérison désormais
Connaitras-tu l’espérance, dans les affreux couloirs de cet hôpital Indira Gandhi

Univers morbide, ton vocabulaire se noie dans les sarcasmes du terrorisme
Grenade, mines, bombe, obus, ton avenir se trace dans les affres de la guerre
La terreur, la douleur, la frayeur, la peur t’ont choisie, horrible réalisme
Certainement tu regrettes d’être née, dans un monde de fous et de misère

Tu n’auras jamais la joie de revêtir une belle robe, mais uniquement des guenilles
Pour tout jouet se sera un simple bâton, mais peu importe, tu n’as plus de rêves
Tes yeux brillent quant les mains de ce médecin se posent sur toi, tu pétilles
Petite fille accroche toi à la vie que peux-tu espérer de plus, peut-être une trêve.

Que serais-je sans toi !

Poèmes|

Les contours d’une vie,
Ne sont jamais choisis.

Ce jour là, nos routes se sont croisées,
Nos destins, pourtant différents, se sont enlacés.

Amour d’un jour,
Passion de toujours.

Toi cette petite femme frêle et sensible, tu as été conquise
Ce n’est pas pour autant que tu as été soumise.

Les gens ne t’ont jamais comprise,
Tu allais chaque jour de surprise en surprise.

Ne te pose aucune question, tu es toute en beauté,
Même si parfois tu déranges,
Tu n’es faite que de pureté.

Alors ma petite femme chérie
Sûrement le destin nous a sourit.

N’ayons pas peur à deux,
De tourner la tête à ces gueux.

Continuons ensemble sur les sentes de l’amour, de la tendresse,
Que nous puissions savourer longtemps ces délices de l’ivresse.

Toi mon bout de petite femme,
Toi mon trésor,
Toi ma petite étoile du matin,
Tu brilles sans cesse sur mon chemin.

Alors m’est-il permis de me poser cette question :
Que serais-je sans toi !

Princesse, apprivoisez-moi !

Poèmes|

Assis au pied de ce chêne majestueux, une herbe folle entre les lèvres
Mon regard assoiffé balaye dame nature, qui joue avec moi malicieusement
Telle une princesse imprévisible, sublime et désirable, provoquant la fièvre
De vous tenir dans mes bras, vous effleurer de mes caresses, tel un impertinent

Le voile de vos dentelles s’amuse de mon admiration, libre et virevoltant
Conquis par vos yeux vert émeraude, je découvre la profondeur de votre âme
Le feuillage fripon de votre robe attise mes sens dans un repos ensorcelant
Légère et libertine je ne peux vous attraper, épris je ne peux éteindre cette flamme

Emerveillé dans cet endroit magique j’ai surpris votre voix suave et délicieuse
Attirante, sortie de ce magnifique bosquet coloré de chèvrefeuille ou d’aubépine
Emporté par les émotions, mes pensées coquines se veulent un brin audacieuses
Planté à côté de moi, un bouton d’or de sagesse tempère mes brûlantes ardeurs câlines

Une légère brise marine excite mon visage, telles vos mains fines et aventureuses
Dans ce parterre couvert d’impatiences multicolores, en silence je ne résiste plus
Les coquelicots rouges de désir bousculent mes envies dans cette extase oublieuse
Devant moi verdit le pré de la convoitise, je m’évade… princesse vous m’avez dévêtu !

Merveilleuse et inaccessible, votre parfum m’enivre telles les senteurs de cette lavande
Allongé auprès de vous, je rejette mes entraves, plongé inexorablement dans cet émoi
Un soleil séduisant trouble mes pensées vagabondes, et mes appétences gourmandes
Autour de moi les oiseaux font leur sarabande, princesse s’il vous plait apprivoisez-moi !

Petite fille

Poèmes|

Dans mes regrets les plus fous, je t’ai souvent idolâtré
Toi la petite fille de mes rêves, aux cheveux longs frisés
Belle comme une étoile, tu m’accompagnais chaque jour
Avec ton sourire ensorceleur, tu étais tout amour.

Fasciné par ta beauté, je fondais au son de ta douce voix
Tu me faisais tourner la tête et mettais mon cœur en émoi,
Tes yeux verts étaient des diamants bruts dans un écrin doré
Ton regard m’envoutait, j’étais ton fidèle serviteur dévoué.

J’ai construit autour de toi un empire de bonheur, j’étais ton roi
Tu étais ma douce et magnifique princesse, je ne voyais que toi,
La vie était merveilleuse, tous les instants n’étaient que du plaisir
Petite fille chérie, je ne voulais certainement pas te voir grandir.

Adorable, spontanée, intelligente, tu m’as apporté ce dont je rêvais
Complicité de tous les instants, une passion débordante je te vouais
Parmi mes chimères les plus folles, tu as pris une grande importance
J’ai tout construit autour de toi le bonheur l’amour et l’espérance.

La vieille horloge sonne tristement, mon rêve vient de s’évanouir
Me refoulant aussitôt dans les affres de la réalité que je voudrais fuir
Toi ma petite fille, tu as quitté pour quelques instants mes folles pensées
Petit trésor je serrais toujours avec toi, dans mes illusions insensées.

Petit bonhomme,

Poèmes|

Petit bonhomme au sourire d’ange,
Tu avances dans la vie avec tant d’espérance.

Tes petits pas sont prudents,
Sous l’œil vigilant de maman.

Presque aguerri de tes premières blessures,
Echevelé, tu cours sans commune mesure.

Avide de tout, avide de connaissance,
Tu grandis en pleine insouciance.

Toi petit bonhomme, croque la vie,
Puisqu’elle te sourit

Toi petit bonhomme ne la prends pas au sérieux,
Tu as le temps de souffrir et devenir vieux.

Alors le vent la pluie l’orage et le temps,
N’auront pas d’emprise sur toi mon enfant.

Alors petit bonhomme continue de nous faire rêver,
Dans ton monde à toi empreint de sincérité et de vérité.