Toi illustre inconnu, tu te trouves nulle part et n’importe où,
Véhiculant ton visage funeste, un peu partout ;
Abreuvant ton auditoire de paroles indigestes,
Bonimenteur aux rondeurs de tes gestes.

Tu as tout vu, tu sais tout faire, et tu sais tout,
Peu importe malgré ta verve tu finiras dans un trou ;
Fanfaron tu es, que te reste t-il après avoir salivé,
Le regard indifférent de certains qui t’ont peut être écouté.

Hélas de nos jours, nombreux sont ces êtres si peu scrupuleux,
Maniant le mensonge, la jalousie et la fierté, bipède toujours envieux ;
Relève toi mon ami, le monde a besoin de toi humble et vertueux,
Pour construire des tombes à ces gueux.

Trublion, le jour viendra où ton « aura » sera égratigné,
T’enlisant dans les méandres de la bêtise et de la vanité ;
Oh certes, tu attireras encore l’oreille de certains profanes médusés,
Mais n’oublie pas que le destin implacable, veille sur ces loups endiablés.

Monde misérable dans lequel je vagabonde,
Peux-tu m’épargner de rencontrer ces gens immondes ;
Emmène-moi là-bas dans ce pays de vérité,
Où je pourrais dans mon dernier souffle côtoyer l’humilité.