Souvent remonte à la surface, cette phrase laconique
Je n’ai pas eu le temps de t’appeler, j’ai été débordé,
Penses-tu que nous allons gober une telle absurdité,
Je trouve tout simplement que ta réponse est cynique.

Voilà le phénomène inévitable de notre société
Plus personne n’a la franchise de dire la vérité,
Pour absoudre un oubli quand bien même pardonnable
Tant faut-il avoir toujours une attitude honorable.

Comment peut-on mentir sans vergogne, outrageusement
A la face d’un copain d’un ami ou bien plus d’un parent
Se cacher lamentablement derrière une pseudo loyauté
Pour plaider honteusement une fausse sincérité.

Triste individu, tu te donnes une hypothétique importance
D’une activité débordante, franchement quelle arrogance
Incapable de gérer ton quotidien, tu toises la face du monde
De façon hautaine, personne ne t’accorderas aucun crédit immonde.

La vie déroule son quotidien, devant cette basse cour de charlatans,
Dindon, pintade, que de volailles et bonimenteurs affligeants,
Demain d’un revers de main, j’écarterais toutes ces fientes
Et sourire malicieusement de ta franchise dégueulante.