Il n’est pas un jour de ma vie sans que je ne te rencontre amère déception,
Au détour d’une attitude ou de paroles infectes ;
Passé les première secondes de surprise et de stupéfaction,
J’avale sans mot dire cette nouvelle épreuve indigeste et abjecte.

Dans le dédale de mon existence, je maudis le jour où je vais te retrouver,
Peut-être suis-je trop poète et un peu fleur bleue ;
Dans cette société qui n’a de cesse de me bousculer,
Le monde est fou, deviendrais-je peut-être peureux ?

Tout m’interpelle, rien ne me surprend,
Tu crois te reposer sur la fidélité de tes amis ;
Enlève ce masque et tu découvriras les faux semblants,
Gifle sans main tu recevras, ce n’est peu dire et le début de tes soucis.

Je te hais, triste créature, imposteur au sourire narquois,
Fardé de bêtises et d’horrible sentiments ;
Souvent sur mon chemin, ton regard se pose sur moi,
Stoïque je resterai, bipède facétieux et désopilant.

Le jour viendra où j’écraserai ton égo exacerbé,
Révolté que je suis, écarte toi de mon chemin ;
Fui ma route, ensorceleur malodorant endiablé,
Je ne veux plus être déçu par ces tordus du genre humain !