Crise financière, crise économique, dégringolade des marchés financiers
Tel est le funeste sort de nos projets, de nos rêves longtemps étudiés,
Aujourd’hui incrédule j’entends que nous allons vers un crack boursier,
La peur gagne mes pensées, moi qui croyais me diriger vers un avenir doré.

Modestement pierre par pierre, à la sueur de notre front nous avons su épargner,
Oui mais voilà que des traders mal intentionné se sont joué de notre monnaie
Spéculant des sommes astronomiques pour satisfaire de sombres intérêts
New York, Londres, Paris, Tokyo, l’argent parti en fumée à grand coup de balais.

La crainte me gagne, d’allumer la télévision, écouter la radio, lire les actualités
Le monde est fou, le théâtre de Guignol vient d’ouvrir sa séance, je reste triste
Les marionnettes politiques ventripotentes s’agitent, le spectacle est désordonné,
Je ne ris plus, le décor est fade, dans cette société surréaliste et capitaliste.

Les polichinelles du pouvoir ne m’amusent plus, je quitte cette salle désabusé,
Demain nous subiront les premiers froids et voleront au secours des sans abris,
Déambulant dans cette allée, mes pas crissent sous les feuilles pourpres fanées,
La nature a revêtue sa robe de satin, la différence est partout, fini la dinde farcie.

Alors que me reste- t’il, dans cette parodie chaotique d’un semblant de civilisation,
Puis-je espérer d’un avenir serein, ou le troc de nos vieux s’échangerait mieux,
Mieux que ces horribles actions qui poussent nos décideurs dans d’ignobles illusions,
Alors là-bas sans roi ni prince ni valet, sans sou, je serais certainement insoucieux.