Parti tôt le matin pour affronter les affres d’une journée,
Sans savoir quel sera le sort quotidien de ma destinée,

Confronté aux turbulences de l’humain croisant ma route,
Arc-bouté contre les tumultes de la vie et de ses doutes.

Je languis déjà le moment de retourner dans ma maison,
Authentique bulle dans laquelle j’apitoye mes raisons.

Le portail se referme telles les grilles de cette forteresse,
L’ennemi de mon fantôme ne pourra plus atteindre l’ivresse.

L’ivresse de fouetter sauvagement l’incrédulité de mon âme
Par ses desseins horribles assouvis par une magie infâme.

Me voilà dans la citadelle du bonheur, relevant le pont levis,
Refoulant l’impie de mes croyances aux confins du mépris.

En chevalier servant, de retour je retrouve enfin ma dulcinée,
Merveilleuse princesse au cœur en or, et de diamants sicelés.

La houle lancinante de mes peurs venait de s’écraser avec fracas
Contre la muraille dorée de mon bien être, chassant les aléas.

Seuls au monde, invincibles et rassurés, nous pouvions nous délecter
Dans ce bastion impalpable, autour nos certitudes affichées.