Retiré dans le monastère de mes réflexions tel un moine méditant tous les jours,
Je poursuis mon chemin à la recherche du temps perdu de toutes mes pensées,
Auprès de ce livre sacré de la sagesse et du savoir que je sacralise par amour,
Sur l’autel de la connaissance, pour entrevoir les voies impénétrables de la vérité.

Priant l’indicible de la raison humaine, je m’enferme dans les méandres de la réflexion,
Pour anoblir le sens des mes interprétations au-delà des frontières de l’intemporel,
Les murs de ce cloître chimérique, où raisonnent les orgues magiques de la création,
Rejettent les pensées maléfiques de la bêtise, dans les oubliettes de l’éternel.

Dans cette profession de foi avouée sur le sens de ma vie, marchant vers la logique,
Authentique théorie du discernement, tel ce missionnaire guidé par l’étoile du berger,
Remettant ma conscience en question, par la confrontation de mes opinions uniques,
Telle cette fresque pendue sur le retable de l’éthique que je suis venu chercher.

Confessant mes peurs cartésiennes, sur mes intuitions remises sans cesse en question,
Recueilli dans le silence devenu mon ami, mon maître quotidien tant de fois vénéré,
Sur la charité de mes sentiments épousés dans la recherche d’une parfaite dévotion,
Me laissant emporter dans les abimes de la connaissance où l’art est une finalité.

Professant l’humilité, dans ce monde ou la faculté de l’esprit n’est pas une science,
Je m’abandonne dans tes bras, écriture mon amie, ma confidente, ma maîtresse,
Me laissant emmener sur cette planète de la perception, merveilleuse insouciance,
Où l’intelligence méprisera la stupidité des mortels, dans un tourbillon d’ivresse.