Comment peut-on avoir de nos jours une telle angoisse,
Penser que notre destin peut aussi être rempli de poisse,
Franchir allégrement les merveilleuses portes du bonheur,
Pour tomber dans les méandres glissantes du malheur.

Comment peut –on imaginer que nos parents ont connu la guerre,
Et quelques années plus tard côtoient un modernisme révolutionnaire,
Tel ce véliplanchiste survolant la vague du confort et des envies
Pour s’enivrer du « moi je veux tout  » sans aucuns soucis.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, de nos jours,
L’erreur se paye très cher, galvauder sans apriori l’amour,
Sombrer inexorablement dans la solitude et la détresse,
Rembourser ses dettes, sale épreuve tu es une diablesse.

Partis les amis, comme les oiseaux d’un printemps,
Les beaux discours n’auront duré qu’un certain temps,
La déprime s’installe, le travail te fuis sans aucune vergogne,
La faim mine ton quotidien comme une véritable charogne.

Avant-hier, tu étais roi, assis majestueusement sur le trône de ta vie
Aujourd’hui tu es devenu gueux, tel ce mendiant de l’oubli,
Demain à contre cœur tu tendras la main à la recherche de cet espoir
Peut être auras tu la chance de vaincre l’adversité du désespoir.