Il n’était pas un jour sans que tu me tiennes compagnie,
Souffrance d’une existence au bout de l’ennui ;
Personne ne te voyait, mais tu étais là bien présente,
Je ne pouvais y remédier seul, de façon évidente.

Toi mon ami tu es venu me voir souvent, mais tu n’as rien remarqué,
Certes mon mal être, je n’allais certainement pas te l’exposer ;
J’aurais aimé que tu bouscules souvent les aprioris,
Que tu apportes un peu de piquant dans ma vie.

Hélas comme à chaque fois, tu partais me laissant avec elle,
J’aurais aimé fuir cette terre à tire d’aile ;
Rencontrer du monde parler rire ou chanter,
C’est le contraire que j’ai, me taire et pleurer.

Que me reste-t-il au crépuscule de ma vie ?
Le souvenir de ceux que j’ai aimé et chéri ;
Demain je partirai seul dans l’oubli,
Accompagné de toi, solitude mon amie.