Merveilleuse émotion venue de temps immémoriaux, là où on ne t’attend pas,
Traversant les océans de l’intemporel, jusqu’à la lisière sournoise du trépas ;
Tu inondes de ton amour celui que tu apprivoises l’espace de quelques instants,
Malicieusement, tel un serpent tu rampes dans les entrailles de cet impétrant.

Jouant sans commune mesure du trouble que tu émets, telle une belle princesse
Egrenant les notes de sa lyre, sur les royaumes de l’éphémère et de l’ivresse ;
Pour épouser parfois l’irréel, rejetant tout sur son passage, la haine et le mépris
Céleste de beauté, tu nous emportes irrésistiblement vers ce bonheur conquis.

Sensuelles caresses de cet amant, effleurant le corps sublime de sa dulcinée,
Envouté sur les vagues des désirs interdits et des plaisirs passionnels immergés ;
Sensibilité spontanée, ou délibérée, tu rayonnes laissant éclater tes couleurs,
Tu irises l’humain de vérité et de sincérité, sur les chemins sinueux de la candeur.

Manifestée sous bien des formes, tu attises cet attachement naturel incandescent,
Nul ne peut rester insensible ou désabusé, ignorer même ton charme foudroyant,
De ton pouvoir magique tu bouleverses l’émoi de ton prétendant, triste ou réservé,
Succombant s’il en est à ce doux baiser déposé sur ses lèvres humides ou fardées.

Superbe alchimie des sens, tu émerveilles tout sur ton passage prodigieux, instantané,
Rendant beau ce qui est laid, fleurissant le balcon de tes pensées de belles orchidées ;
Dans les oubliettes de l’exil flétriront à tout jamais, l’orgueil et la vanité dissimulée,
Oh belle tendresse, caresse encore mes profondes appétences, tant de fois rêvées.