Toi le vent qui vient de nulle part,
Balayant nos plaines de part en part.

Toi le vent venant du nord,
Toujours soufflant encore plus fort.

Certes tu chasses la pluie,
Emportant, avec toi, tous nos soucis.

Le Roussillon aux couleurs jaunes et rouges
Est fier que tu le bouges.

Parfois touchant les contreforts des Albères,
Tu emmènes tout d’Argeles à Cerbère.

Parfois égratignant le Conflent,
Tu n’as de cesse jusqu’à Perpignan.

Parfois les gens t’on détesté,
Souvent les Catalans t’ont adoré.

Alors vent de nulle part, continue de souffler,
Tu resteras toujours l’artisan de notre culture,
Pour transporter au travers des montagnes,
Cette odeur d’escargots et de saucisse grillée,
Qui fait toute notre fierté.

Alors vent de nulle part, continue de souffler,
Du Canigou au Castillet,
Emportant avec toi, nos pas de sardane et nos chansons,
Pour que se perpétuent au fils des ans, nos traditions.