Sublime expression des sens quand tu nous emportes dans ton envol lointain,
Rejetant au néant les bassesses de l’orgueil et l’hypocrisie des humains ;
Sentiment indescriptible, où les sensations sont plus fortes que les mots,
Guérissant par ta simple présence, d’un simple regard complice tous nos maux.

Longtemps je t’ai cherché, souvent je t’ai caressé, telle cette main éprise,
Par les rondeurs sensuelles de ce merveilleux corps d’une amante soumise ;
Les années se sont envolées, j’ai cru parfois t’embrasser, ce n’était qu’illusion,
Bercé que j’étais par cette sournoise mélodie, repoussant à jamais l’inclination.

Le sablier de ma vie s’est écoulé inexorablement, puis un jour tu as surgis,
Toi mon ami, toi mon frère, refoulant le coffre des mes déceptions aux orties ;
Telle la lampe d’Aladin, tu m’as ouvert cette caverne illuminée d’émotions,
Ta baguette magique de sincérité, s’est reflétée dans mes yeux avec conviction.

Méprisant l’insolence s’il en est, comme j’aurais fouetté le dédain, tu m’as parlé,
Des choses simples de la vie, sagement je t’ai écouté, perplexe que j’étais,
Jetant en pâture mes aprioris, tel le laboureur retournant la terre d’espérance
Pour que prenne racines ma perception d’une réelle loyauté, sans allégeance.

Un ciel pourpre s’est dégagé de ses nuages cotonneux de crainte pour faire place
A cet éclatant soleil de confiance et de complicité, irradiant ma vie avec classe ;
Diffusant cette ivresse, remontant du plus profond de mes entrailles meurtries
Je t’ai enfin trouvé toi mon ami, ta seule présence, ton seul regard me suffit.