Toi valeureux marin,
Que tu sois de Port-Vendres, Collioure ou Saint Cyprien.

Toutes les nuits durant, tu as pris ton bateau,
Pour nous ramener colins, dorades, ou turbos,

Bravant les dangers d’une mer déchaînée,
Tu as sans cesse travaillé, sans même sourciller.

Mais voilà que le temps a passé,
Tu n’es plus maître de ton métier.

Suspendu aux décideurs endimanchés,
Qui n’ont jamais mis les pieds sur un pont délavé.

Remettant chaque jour ton ouvrage avec peur,
Tu ne peux effacer ce sentiment de rancœur.

Toi courageux marin,
De quoi seront faits tes lendemains.

Alors valeureux marin, continue de croire et d’ espérer,
Mais n’oublies jamais que tu fais notre fierté