Souvent je me prête à dire que le monde est fou,
Ne me situant plus sur cette planète, mais ailleurs n’importe où ;
Vie indicible aux frasques quotidiennes insensées,
Contestataire sur cette terre, dans un espace matériel obligé.

Evolution constante de notre société, les vraies valeurs se sont perdues,
Dans le dédale du confort, tu as perdu ton latin et tes vertus,
Au nom de la liberté, tu croques sans vergogne les plaisirs de la vie ;
Sais-tu simplement que tu es prisonnier de tes chaînes au nom de la démocratie.

Secoue toi illustre inconnu, ne te gausse pas de ton bien être, regarde au loin,
Que laisseras-tu à tes enfants, toi qui es en quête permanente du besoin ;
Egoïste tu resteras, méprisant et écartant à tout jamais le mot égalité,
Je suis ailleurs, mais toi tu es perdu, ton avenir est triste fade et édulcoré.

Fraternité, tu trônes magistralement sur tous les édifices,
Hâbleur de pacotille, orgueilleux que tu es, tu ne feras aucun sacrifice ;
Rejetant dans le néant, un semblant de solidarité,
Ce qui aurait pu faire de toi un homme en toute simplicité.

Il n’est pas un jour sans que la haine ou la colère ne tapisse mon existence,
Le monde est fou, laisse moi partir, je ne supporte plus ta présence ;
Loin de ce monde où sont rois l’hypocrisie et la bêtise humaine,
Heureux là- bas sur cette planète, que je ferais mienne.