Rejeté en arrière sur mon fauteuil, je suis interpellé
Par cette phrase sur un livre «  halte aux discriminations »,
Ma pensée s’évapore sur ce sujet, oh combien d’actualité,
Les portes de la tolérance se sont fermées sans concession.

Telle la pellicule d’un film les images de ces ségrégations,
Défilent devant mes yeux, apartheid, racisme, xénophobie,
Tout y passe de la différence physique, d’opinion ou de religion
De la couleur de peau, tout est prétexte et dangereuse phobie.

Ce n’est pas un court métrage de la vie, pas du tout une nouveauté,
Horrible feuilleton où la liberté est bâillonnée sans concession,
Dans les sarcasmes de la bêtise humaine pour défendre des idées,
Sur les origines, le langage, discrimination partout même sur des opinions.

Est-il permis de rêver, de ne pas succomber à ce cinéma grotesque,
De notre société où chacun tente de masquer sa différence,
Les acteurs de notre société pourraient –il nous offrir une belle fresque,
Celle de voir la haine rejetée et anoblir s’il en est l’indulgence.

Tel un tableau multicolore le monde est beau par ses dissemblances,
Feras-tu ce premier pas vers l’autre, pour refouler tes exigences,
Dans cette vie, où l’égoïsme et la jalousie fréquentent notre quotidien,
Pour que l’amitié des peuples ne soit pas une illusion sans lendemain.