Tombé dans le puits de mes passions et de mes envies,
D’une société ou le confort a été royalement anobli,
Tel un rescapé, je remonte les parois de ce gouffre
Où les salissures de la cupidité refoulent le souffre.

Dans cette épreuve de la vie, où les plaisirs foisonnent,
Je rejette les entraves de mes vices qui raisonnent,
Dans les abysses de la vanité, sans aucun scrupule,
Là où les simples gueux festoyent jusqu’au crépuscule.

Dépouillé, dans ce monde où l’erreur n’est pas permise,
Seul, dans la souffrance je recherche la terre promise
Tel un enfant ébloui par les jouets de l’insouciance,
S’amusant sur son terrain de jeu de l’espérance.

Affamé de vérité, transpercé par le froid de mes peurs
Je découvre un halot de lumière, dans l’auberge de la charité
La vieille porte en bois de cette taverne s’ouvre devant moi
Laissant échapper une faible lueur de sincérité et de foi.

Un vieil homme barbu et repoussant m’invite à ses côtés,
Prenant place à la table de la patience, surpris par cette hospitalité,
Je comprends en quelques mots les bienfaits de cette main tendue,
Dans un merveilleux tourbillon, celui des vraies vertus.