Il n’est pas un être, qui quelques instants s’est mis à rêver,
Repoussant ses soucis pour imaginer et se projeter.
Tenter d’exister dans un monde ou l’amour est roi,
Dans cette rencontre où il n’espérait que toi.

Vivant tous deux au grand jour dans la luxure,
Sachant que le bonheur effacerait les blessures.
Qui peut nier, ne pas avoir rêvé d’amasser une fortune,
Pour croquer la vie et tourner le dos à l’infortune.

Balayant ainsi les déboires et goûter à cette richesse,
Avec une telle frénésie et une folle ivresse.
Qui n’a pas rêvé d’être populaire, au milieu des strass et paillette
Où tous les jours de la vie ne seraient que fête.

Faisant la une des magazines, laissant apparaître un sourire éclatant,
Saluant la foule et parfois haranguant les gens.
Qui n’a pas rêvé d’être seul sur une île déserte, au milieu des océans,
Pour fuir à grandes enjambées ce monde pour quelques instants.

Alors dans cette vie d’hypocrisie, d’égoïsme et de méchanceté,
Continue mon ami de rêver,
Prémices aux désirs, dans le dédale de tes pensées,
Car c’est la seule chose qu’on ne puisse te prendre ou t’imposer.