Reclus comme souvent dans mes pensées
Seul, je déroule le fil d’Ariane de ma vie
Surgissent les clichés d’une existence faussée
Spectateur ou acteur d’une amère parodie

Un soleil pourpre et fade décline sur l’horizon
Je tais ma déception devant ces pseudo-vertueux
Et pourtant j’y avais cru, j’étais jeune et cabochon
Âpre désillusion, je te croyais un homme courageux

O, sur ma planète il n’y a pas de faux culs et de poltrons
J’avais espérer t’y retrouver, au fond de moi je ne me suis pas trompé
Peu importe, si dans la prison de ta mémoire tu subis la déraison
Là-bas dans un monde immatériel, tu vivras en guenilles, esseulé

Assis au pied de ce chêne, les yeux rivés vers cette voute céleste
Je savoure le crépuscule au milles senteurs au milles sons
Petite étoile tu brilles d’innocence éclairant mes rêves sans conteste
Le temps a passé, je croque l’instant présent au rythme d’un grillon.

Demain je serais ici où ailleurs, peu importe, assoiffé de liberté
Tel un bohémien je danse autour de mes illusions perdues
Tournant le dos aux coteaux de la haine et de la stupidité
Que reste t-il de vrai dans ce monde ? Le silence et les vertus…