Vous étiez là dans les jardins de l’amour sublime et désirable,
Coup de foudre d’une rose lavande que je venais de découvrir ;
Dans ce parterre multicolore, telle une orchidée blanche inoubliable,
Pureté de votre robe de lys, vous étiez fraîche prête à cueillir.

Subjugué par cette beauté, je me décidais à vous cueillir un bouquet,
Entrelaçant les couleurs de ces fleurs pour exprimer mes intentions,
Regard de l’innocence que vous aviez, fresque de ce verset,
Tige par tige de la primevère au romarin vous lisiez ma passion.

Passion naissante que je traduisais du coquelicot à l’églantine,
Senteur de l’iris jaune pour vous dire : je vous aime ;
Répondant à mes avances en m’effleurant le visage d’une aubépine,
Torrent de désirs et de volupté vous acceptiez cette marjolaine.

Lavande odorante de tendresse, à ce jasmin symbole de mon cœur,
Jonquille de ce rêve naissant, marguerite de votre simplicité ;
Enivré par ces senteurs je ne voyais que vous, vous étiez le bonheur ;
Clochette du muguet, je vous offrais aussi cette giroflée de fidélité.

Comme un soleil d’or, vos lèvres ont effleuré les miennes sans un mot,
Baiser sable mouvant d’une attirance, telle une violette parfumée ;
Farandoles d’émotions, effaçant en un instant tous nos maux,
Immortelle vous êtes, pâquerette je vous chérirais, pour l’éternité.