Où que j’aille, dans ma vie, il n’est pas un coin de rue,
Qui ne cache un petit roi grassouillet et parvenu,
Difficile de se déplacer chaque jour sans être égratigné,
Par cette espèce nauséabonde de monarque déboussolé.

Déboussolé par le pouvoir qui infeste son plus profond égo,
Le moyen âge est révolu mais sa domination est son crédo,
Repoussant les bordures dentelées de la simple intelligence,
Pour amadouer les arcanes de la bêtise en toute insolence.

Le petit roi est là, avec sa cour prête à toute génuflexion,
Pardonnant sur le champ son comportement vil et ses ulcérations,
Buvant son breuvage de soumission et ses paroles abjectes,
L’adoration sera la seule échappatoire à sa voix infecte.

Le vingt et un nième siècle refoule de ces repoussants personnages,
N’ayant d’yeux que pour les miroirs de l’inhumain et de l’esclavage,
Les petits rois pullulent en toute impunité dans les couloirs de l’infamie,
Telles des hyènes puantes assoiffées de puissance et de suprématie.

Tu feins ne pas te reconnaître toi mon petit roi sournois et maudit,
Demain tu ne seras plus anobli et tu perdras ton autorité et ton mépris,
Sur l’échafaud tu finiras, avant d’être jeté à jamais dans les oubliettes,
De ta destitution nous piétineront ton aura malsain parti en miette.