La vie tourbillonne autour de moi, certaines vérités flagrantes,
Apparaissent au grand jour, aussi tristes qu’affligeantes,
Constatation évidente de nos jours d’écouter son interlocuteur,
Sans émettre spontanément un jugement d’un ridicule imposteur.

Dans ce concert démoniaque, tout est faux semblants et narcissisme,
Faut-il être ou paraître, jouer inlassablement dans l’égocentrisme,
Devant le tribunal de tes yeux, auras-tu une attitude clémente,
Sur un comportement ou des paroles contraires et désopilantes.

Le jury de ta légère pensée a tranché, ta sentence restera sans appel,
Tu asséneras des qualificatifs aussi grotesques que muets devant l’éternel,
Pour assouvir une réflexion qui n’en est pas une, mais que tu t’imposes,
Dans cette audience perpétuelle de la vie, serais –tu frappé d’hypnose.

Dans l’obscur prétoire de ton raisonnement, tu as plaidé tes arguments,
En ignorant totalement la justice de ton cœur, celle de l’entendement,
Tu as souvent ignoré la simple réalité de la sagesse et de la vérité,
Pour juger alors que tu aurais pu comprendre un brin d’authenticité.

Comment dans cette existence en es-tu arrivé à juger sans te connaître,
Sans te connaître toi-même, formater ta perception pour apparaître,
Comme le censeur qui tranche sans savoir, écartant la voie du discernement,
Pour satisfaire ses pulsions iniques sur les voies absurdes de l’entêtement.