Début janvier, voici venu le temps de cette tradition qu’est les rois mages,
A grand renfort de galettes parsemées de fèves, cliché d’une belle image ;
Epiphanie mais quel est ce mot barbare, venu du grec : apparaître,
Quelle est donc cette coutume de manger une galette et disparaître.

Serions-nous des moutons de panurge pour déguster sans comprendre,
Comprendre le sens de cette légende du passé, sans s’y méprendre ;
Que le six janvier été au temps jadis, la présentation de l’enfant Jésus,
Aux rois mages Melchior, Gaspard et Balthazar, d’orient à pied sont venus.

Peu importe qu’ils aient été porteurs en ce temps là de cadeaux merveilleux,
D’or, d’encens et de myrrhe, pour honorer le messie ce jour là, avec eux ;
Légende s’il en est, que nous reste t’il maintenant, de ce mythe du passé,
Perpétué au fil des ans, autour d’une délicieuse galette, d’une couronne décorée.

Moments de partage et de plaisir pour savourer entre amis la frangipane,
Qui attisera nos papilles, comme ces bulles sublimes bulles de champagne;
La part du pauvre ne sera pas oubliée, allez viens inconnu, ouvre la porte,
Déguste avec nous, cet instant d’émotion, non les valeurs ne sont pas mortes.

Durant le mois de janvier, tout est prétexte, tout est occasion de se retrouver
De se réunir, autour d’une galette, élire le roi, rire et peut être chanter ;
Laissons-nous entraîner par ces quelques minutes d’un bonheur partagé,
Prouvant parfois que ces moments là sont peut être fugaces mais appréciés.