Le fleuve en furie de mes passions creuse le lit de mes envies
Chaque jour je subi inexorablement les vertiges de cet appétit
Au crépuscule de ma vie surgit parfois du néant, des émotions
Dans le torrent de mon existence je frissonne et refuse la raison

Submergé par le débordement des mes errements, je ruisselle
Mon âme se noie d’impatience, dans les cachots de ma citadelle
Balloté par les flots de mes rêves, j’ignore tout principe de jugement
Les chaînes de l’insouciance emprisonnent ma volonté sciemment

Telle une vague débordante, mon imaginaire se nourrit de tumultes
Mon corps meurtri succombe à l’indécent, mon esprit vagabond exulte
Le flot de mes pensées dévale les gorges pulpeuses de cette femme
Enseveli dans les ondes suaves du désir je ne puis taire cette flamme

Là-bas le barrage des mes appétences a cédé, frêle bohémien je subis
Le courant de mes fantasmes pernicieux trouble mon âme dans un roulis
Mon corps souffre dans ce déluge de plaisirs utopiques et platoniques
Emporté sur un lit de braise je savoure l’onde de mes égarements magiques

Ballotés par ces vagues inaccessibles, dans les délicieux embruns du bonheur
Le radeau de mes illusions chavire dans les bras de cette chimère avec ferveur
Liberté, plaisir, amour, trouble, émoi, je ne suis plus maître des mes émotions
L’orage déchire la nuit, je ne résiste plus, je ne suis plus maître de mes passions