Le cirque de la vie s’accélère, perdant chaque jour un peu plus ses valeurs ;
Goût fade et édulcoré de nos richesses, trop vite parties en fumées ;
Dans ce chapiteau monotone, où sont rois les vaniteux et les crâneurs
Assoiffés par le pouvoir et l’argent, d’une cupidité sans cesse exagérée.

A pas feutré, en spectateur averti, je cherche en vain un brin d’humanité,
Sachant bien que cette vertu, ne peut être l’enfant chéri des prétentieux ;
Dans cette aquarelle quotidienne, côtoyant ce freluquet ou cette mijaurée,
Emportés sur les rives de l’orgueil, tel ce clown au comportement facétieux.

La représentation va prendre fin, le dompteur acariâtre termine son numéro,
Les fauves de la bêtise regagnent leurs cages, plus personnes n’applaudit ;
L’orchestre termine sa partition, laissant place au présentateur jouant en solo ;
La séance s’achève, telle une journée balayée par l’orage le vent et la pluie.

Déçu par ce triste spectacle, je suis interpellé, un vieil homme me sourit,
S’arrêtant, devant mes pas pressés et désordonnés, tel un étonnant magicien,
Sortant de son chapeau, une blanche colombe de simplicité et de modestie,
Le théâtre de mon existence prenait un autre sens, sur cet insipide quotidien.

Dans un mariage surprenant, l’humilité épousait les contours de l’intelligence,
Rejetant sur le champ, la stupidité et la prétention sur des bûchers ardents ;
Où les flammes rougeoyantes éclairaient les discrets vertueux, sans arrogance,
Les beaux oscars de l’intellect venaient d’être attribués, tambours battants.