La vie de nos jours est bien surprenante, je dirais même désolante,
Autour de moi tout s’accélère, souvent dans mes pensées délirantes,
Je me prête à porter un jugement alors que ma raison me l’interdit,
Mais comment ne pas réagir devant cette indifférence si bien établie.

Constat affligeant de voir les gens réagir avec un détachement total,
Désintéressement de tout et de rien, je dirais même insensible au mal,
Tel ce rapace ne daignant pas s’apitoyer sur le festin d’horribles charognes,
Pour assouvir un appétit vorace, faisant fi de la faim sans aucune vergogne.

L’indifférence reste froide, elle ne te parlera pas et ne te mentira jamais,
Elle te fera plus mal que la haine, la fidèle amitié t’as tourné le dos, désormais
Tu y croyais à tout ça, tu avais construit des châteaux autour de tes amis,
La vie t’a appris beaucoup de choses même tes proches fidèles qui t’oublient.

L’intérêt s’affiche dans les regards, tel ce fruit juteux qu’on désire croquer,
Aussitôt le citron pressé, assouvir cette nécessité, plus besoin de te côtoyer,
D’ami tu seras devenu copain, et de copain à simple relation, il n’y a rien de vrai,
Plus rien d’authentique, tout fout le camp mais où est donc passé la sincérité.

Dans cet univers où le «  moi je..  » reçoit chaque jour les oscars de la bêtise,
Tu as oublié que peut être tu finiras seul en comptant des queues de cerises,
A trop avoir voulu ignorer celui qui voulait te tendre la main et te sourire,
La vie te servira sur un plateau d’argent ce qu’il y a de mieux ou de pire.