Petit oiseau aux multiples couleurs, tu te posais chaque matin,
Sur la branche du cerisier, là-bas au fin fond de mon jardin ;
Doucement de sauts en sauts tu t’approchais de ma fenêtre,
Comme si tu devais me faire passer un message, peut être.

Bousculant mes habitudes, je prenais le temps de te regarder ;
Quittant ma cachette vitrée pour te parler et t’admirer ;
Par ton vol tournoyant au dessus de ma tête, et ton chant mélodieux,
Tu m’emportais dans ton monde de liberté et de pureté, j’étais envieux.

Epris de cet espace, tu me montrais sans le vouloir, le chemin de la vie,
Où mes contours sont stéréotypés et programmés, jusqu’au bout de l’ennui ;
Petit oiseau, continue de m’apprivoiser, je suis soumis à tes caprices ;
Envouté par ta beauté, je rejette au néant cet univers de supplices.

La nuit tombe, petit oiseau tu disparais, me laissant seul avec les étoiles,
Assis contre un arbre j’écoute le silence de la nuit, face à cette superbe toile ;
Scintillante tel les joyaux d’une princesse, tu illumines mes yeux ébahis
Tendresse jusqu’au bout de mon regard, devant ta grâce je suis conquis.

Tel un amant foudroyé par le désir intense, de cette femme sublime,
Petite étoile, je m’envole avec toi, emmène moi au bout de tes abimes ;
Abîme des rêves les plus fous, caressant sans cesse l’ivresse des douceurs,
Toi mon petit oiseau, toi mon étoile, soyez les guides de mon bonheur.