Allongé sur un banc de pierre au frais de cette tonnelle,
Par une lourde après midi de juillet, je me laisse bercer,
Au son des cigales composant leur mélodie sempiternelle,
Pour m’assoupir dans une sieste que j’avais tant souhaitée.

Emporté profondément dans le nuage de mes rêves,
Je m’abandonne, telle cette vague s’échouant sur la grève,
Etendu sur le sable fin des mes illusions platoniques,
J’entends au loin le grondement de l’orage cynique.

Un vent soudain vient balayer le visage de mes errements
Comme les fleurs de cette glycine par enchantement,
Abritant s’il en est mes égarements d’adolescent cartésien
La colère des dieux tourmente mon repos méditerranéen.

Surpris dans ce que je croyais être mon momentané refuge,
Je regardais au loin sur les contre forts s’abattre un déluge,
Déluge de pluie et de grêle, au son tectonique de la foudre,
Où les fusils de cette tornade, faisaient parler la poudre.

Irrité par ce que je croyais être un repos bien mérité,
Je regardais incrédule défiler sous mes yeux écarquillés,
Dame nature, jetant ses ardeurs sans aucune délicatesse,
Sur le baldaquin de mes songes aux portes de l’ivresse.