Fin décembre arrive pour moi à grand pas, cette période maudite des vœux,
La grande farandole d’hypocrisie, véritable mascarade au parfum hideux ;
Je ne peux plus faire semblant, sourire et avancer encore des mots plaisants
Faire des ronds de jambes et embrasser ces joues au teint irritant.

Non je ne peux plus, je ne veux plus être soumis aux faux semblants,
Me mettre à genoux devant toi, éructer inlassablement des faux fuyants
Te souhaiter, ce que je ne pense même pas, la santé le bonheur,
Quelle horrible comédie, dont tout le monde se gargarise avec candeur.

Surpris vous allez être, sur ce que je vous dis, profondément vous le saviez,
Mais qu’attendez vous pour réagir, noël, premier de l’an ou quinze juillet ;
Un jour comme un autre, réveille toi mon ami, trop peureux encore que tu es
Ai le courage de tes opinions, tu ne vis qu’une fois rejette ce qui te déplait.

Alors faut-il encore rester de marbre ne pas réagir devant une telle situation
Véritable carnaval où la liesse des jours de fêtes emporte malgré toi ton émotion
Tel un acteur dans cette émission que j’appellerais le grand guignol de vœux,
Allez fanfaron, montre à qui veux le voir que tu es surtout poli et heureux.

Dans quelques jours malgré moi, j’assisterai à cette inexorable mesquinerie,
Non ne crois pas, je ne me forcerai pas du tout je ne ferais pas de l’épicerie ;
Sincères, comme toujours seront mes sentiments sans aucun faux semblants,
Mon regard te suffira, il te dira tout, alors tu écouteras mon silence en méditant.