Lorsque je suis entré dans cette classe en début d’année,
Avec arrogance, je vous ai critiqué je n’ai eu aucune pitié,
Auprès de mes camarades tout y passait votre physique
Comme votre façon de parler de faire les cours, j’étais cynique.

En fait je l’avoue c’est une habitude spontanée, chez nous les adolescents
De blâmer avant de comprendre, d’ouvrir les yeux dans notre entêtement,
J’ai mis des mois et des mois avant de vous connaître, à force de vous écouter
Sobre, juste et toujours affable, vous avez réussi à nous faire travailler.

Maintenant que j’ai quitté cette classe, je m’aperçois de l’éclaboussante vérité,
Vous étiez un grand professeur, vous avez su endurer tous nos quolibets
Maniant l’autorité et le flegme, vous nous avez donné le meilleur de vous-même,
Votre sagesse a tempéré nos ardeurs, vous avez fait preuve d’une patience extrême.

J’ai souvent pesté contre vous, sur ces contrôles surprise le lundi matin,
Où ces notes que j’estimais injustifiées, qui n’ont certes pas changé mon destin,
Le temps a passé, je découvre un peu trop tard que vous aviez de grandes qualités
Celle d’un modeste professeur qui a réussi là où d’autres ne se seraient pas sacrifiés.

Nos routes se sont séparées, maintenant que j’avance doucement dans la vie
Seul, je repense à ce sourire que vous aviez pour estomper tous nos soucis
Vous aviez toujours une parole juste et sincère pour nous rassurer sur notre avenir
Voilà que les regrets se forment, il ne me reste plus de vous qu’un merveilleux souvenir.