Mon beau radar roi des chaussées, tu fais partir notre argent en fumée,
Tel pourrait être le refrain de cette nouvelle chanson d’une réelle actualité ;
Triste sort sur nos routes, de voir implanter comme des champignons,
Ces appareils, plutôt capables encore de nous presser comme des citrons.

Au nom de la sacro-sainte sécurité, tu réduis en peau de chagrin notre liberté,
Croyez-vous nous duper en les fixant n’importe où dans un virage ou une montée
Véritable mascarade politicienne d’un immense racket légal organisé,
Vingt et un nième siècle, sommes nous libres, hélas non bridés et brimés.

Liberté, égalité, fraternité, très belle devise de notre patrie,
Tu trônes sur tous les édifices et tu nous fais croire à la démocratie ;
Où nos premiers pas d’une journée sont guidés par, il est interdit…
De fumer, de téléphoner, et j’en passe, flute au diable tous ces interdits.

Plus encore maintenant voilà que surgissent dans nos villes les vélos éco-citoyens,
Quelle aubaine plus de gaz polluant, bientôt une éco-taxe un autre moyen ;
Un autre moyen de nous plumer, nous automobiliste soumis, unique vache à lait,
D’une camorra gouvernementale de droite ou de gauche aux multiples décrets.

Dis moi Monsieur le Président, pourrais- tu me dessiner une autre planète,
Une planète où il n’y aurait ni argent ni mafia où tous les jours seraient fête ;
N’es-tu pas bien, cher compatriote, dans notre pays qui est toujours liberté,
Non Monsieur le Président, je ne veux plus retourner dans ma prison dorée.