Assis au pied de ce chêne majestueux, une herbe folle entre les lèvres
Mon regard assoiffé balaye dame nature, qui joue avec moi malicieusement
Telle une princesse imprévisible, sublime et désirable, provoquant la fièvre
De vous tenir dans mes bras, vous effleurer de mes caresses, tel un impertinent

Le voile de vos dentelles s’amuse de mon admiration, libre et virevoltant
Conquis par vos yeux vert émeraude, je découvre la profondeur de votre âme
Le feuillage fripon de votre robe attise mes sens dans un repos ensorcelant
Légère et libertine je ne peux vous attraper, épris je ne peux éteindre cette flamme

Emerveillé dans cet endroit magique j’ai surpris votre voix suave et délicieuse
Attirante, sortie de ce magnifique bosquet coloré de chèvrefeuille ou d’aubépine
Emporté par les émotions, mes pensées coquines se veulent un brin audacieuses
Planté à côté de moi, un bouton d’or de sagesse tempère mes brûlantes ardeurs câlines

Une légère brise marine excite mon visage, telles vos mains fines et aventureuses
Dans ce parterre couvert d’impatiences multicolores, en silence je ne résiste plus
Les coquelicots rouges de désir bousculent mes envies dans cette extase oublieuse
Devant moi verdit le pré de la convoitise, je m’évade… princesse vous m’avez dévêtu !

Merveilleuse et inaccessible, votre parfum m’enivre telles les senteurs de cette lavande
Allongé auprès de vous, je rejette mes entraves, plongé inexorablement dans cet émoi
Un soleil séduisant trouble mes pensées vagabondes, et mes appétences gourmandes
Autour de moi les oiseaux font leur sarabande, princesse s’il vous plait apprivoisez-moi !