Si tu savais ce que j’ai entendu dire sur toi,
Surpris tu serais, dans le dos tu aurais froid ;
C’était ton meilleur ami, il t’a vertement critiqué,
Véritable plaidoyer, ce n’était pas beau, tout y est passé.

Si tu savais aussi, ta cousine déteste ta belle voiture,
Elle n’aime pas ta femme et son manteau en fourrure ;
Je l’ai entendu, elle avait contre toi des mots durs et acerbes,
Véritable tigresse, c’était affreux, pas plus les termes que les verbes.

Si tu savais aussi, ton voisin, il ne peut pas te voir,
De ta maison il dit que c’est un hideux dépotoir ;
Pas tendre non plus ce qu’il a dit sur ta façon de vivre,
Que tu avais les yeux plus gros que le ventre pour survivre.

Si tu savais aussi, j’ai rencontré ton patron, j’en suis tombé pantois,
Il ne t’aime pas non plus et trouve que tu as souvent le sourire narquois ;
Tu crois qu’il t’estime, ne te fais aucune illusion
Jeté en pâture comme tous les autres, sans exception.

Alors mon ami, de tout ça, n’ai pas l’air étonné et attristé,
Tout le monde, dans cette vie est copieusement arrosé ;
Ne te voile pas la face, mais cultive une peu avec bonheur,
Des principes simples tels que la vérité, la vertu et l’honneur.